Un domaine encore inexploré de l’histoire locale: la géographie sacrée des Celtes Les centres du monde dans la vallée du Rhin L a toponymie, science des noms de lieux, étudie la manière dont une société humaine s’est créé une géographie mentale, qui lui permettait de maîtriser concrètement et symboliquement son environnement. Il n’est pas resté grand chose de la toponymie celtique en Alsace, à peine une quinzaine de noms de lieux, dont la plupart datent de l’époque romaine (1). La disparition de milliers de noms de lieux, engloutis par le passage du temps, nous prive d’un accès précieux à la complexité d’une société disparue. En Alsace comme ailleurs, le Celte vivait dans un système de repères relevant de l’agriculture, de la guerre et de la circulation, mais aussi de la symbolique : tombes des ancêtres, bosquets sacrés, sources, limites politiques ou religieuses, montagnes, cours d’eau avec leurs dieux topiques. Ce domaine est resté le parent pauvre de l’historiographie locale (2). C’est une raison sufIisante pour inviter les amateurs d’histoire locale à une incursion prudente et amusée dans ce domaine particulier. Nous nous intéresserons particu-
lièrement à des lieux considérés comme des centres symboliques du monde. Comme les sources et l’archéologie nous renseignent mal sur cette question, il nous faudra d’abord faire un détour dans d’autres zones géographiques aIin d’en ramener des informations et une problématique. Les centres symboliques hors de l’Alsace En bonne méthodologie, on part de ce qui est connu, et connu par des sources anciennes. Pour ce faire, il va falloir chercher dans les civilisations antiques du monde méditerranéen et dans le monde celtique. Chez les Grecs. Ils appelaient « Omphalos », (ὀμφαλός), « ombilic » ou « nombril », tout ce qui était central: concrètement le moyeu d'une roue, symboliquement un « centre du monde ». Il existait un tel omphalos en Grèce, à Delphes, sous le Temple d’Apollon. Il représentait le centre spirituel de la Grèce antique et avait la forme d’une L’omphalos de Delphes pierre blanche enveloppée de tissus . C'était le lieu où parlait l'oracle du dieu, à travers sa prophétesse, la Pythie (3) Selon la mythologie grecque, le dieu Cronos avait appris un jour que l'un de ses Xils le détrônerait, il avait donc exigé de sa femme Rhéa qu'elle lui livre chaque nouveau né, pour qu'il puisse l'engloutir. Mais elle avait réussi à éviter ce sort à feus, son sixième enfant, en lui substituant une pierre enveloppée d'un linge. Devenu adulte et conseillé par Métis (déesse de la prudence et de la ruse), feus força son père à recracher la pierre et les enfants précédemment avalés, qui devinrent les premiers dieux de l'Olympe. L'omphalos symbolise ainsi la naissance de feus et de sa puissance (4).
Chez les Romains A Rome, un petit monument circulaire, appelé Umbilicus Mundi, « nombril du Monde », marquait le centre symbolique de la ville, sur le Forum Romain. Il se peut qu’il se confonde avec le mundus, un autel dédié aux divinités infernales (5). Chez les Celtes Les Celtes ont également connu des centres symboliques du monde, même si la littérature gréco-latine conservée est peu bavarde à ce sujet. Ces populations n’ayant jamais formé une unité politico-culturelle, on peut même s’attendre à ce que différentes communautés se soient dotées de L’umbilicus Mundi de Rome, qui tels centres symboliques. marquait le centre symbolique de la Ville et de l’Empire. Source: maquetland L’Irlande - Elle a longtemps été un conservatoire des traditions celtiques. Il n’est donc pas étonnant d’y trouver des traces concrètes d’une géographie sacrée. Une légende rapporte que l’île a été divisée en quatre portions dont les frontières se rejoignaient à la pierre d’Usneach, qu’un texte médiéval qualiXie de « nombril de La pierre d’Uisneach l’Irlande » (umbilicus Hiberniae) (6).
Ce que disent les sources sur les omphaloi du monde celtique Des textes grecs et romains nous ouvrent des pistes sur l’existence de centres symboliques. Les informations qu’ils fournissent peuvent aujourd’hui être complétées par la contribution de la toponymie. Mediolanum - Une série de villes celtiques portaient le nom de Mediolanum. C’est le cas de Milan, en Italie, en Gaule, d’Evreux (Mediolanum Aulercorum), de Saintes (Mediolanum Santonum), de Châteaumeillant (Mediolanum Biturigum), de Mâlains (Côte d’or). Il y a aussi Mediolanum Ordovicum en Grande Bretagne et en Mésie. On traduit généralement ce nom par « milieu de la plaine » ou « plaine du milieu ». Selon X. Delamarre, il signiXierait « plein centre » et relèverait de la géographie du sacré. Il existait un cas plus explicite : Medionemeton, « sanctuaire du milieu » (7). Cenabum (Orléans) - Selon César, les druides de la Gaule, à son époque, « se réunissaient, à une certaine date de l’année, en un lieu consacré, sur le territoire des Carnutes. Cette région était considérée comme le centre de toute la Gaule » (8). Les mêmes Carnutes avaient une capitale, Cenabum, l’actuelle Orléans. Or, Xavier Delamarre, un des meilleurs connaisseurs de la langue gauloise, explique son nom par nab, « nombril, centre ». Il s’agirait donc de l’équivalent de l’omphalos chez les Grecs. Mais X. Delamarre afXine l’étymologie, en « omphalos d’ici » (9). On a l’habitude de situer ce lieu consacré dans la « forêt des Carnutes », alors que César ne parle que de leur du territoire. Faut-il alors le chercher à Cenabum même ? Faut-il imaginer un sanctuaire, une enceinte, des pierres levées ? César nous laisse sur notre faim. Un omphalos chez les Bituriges ? Il y a peut-être, dans un passage de Diodore de Sicile, auteur contemporain de César, une allusion à un autre centre symbolique
du monde celtique. Dans la polémique bien connue concernant la localisation d’Alesia, les partisans de Chaux-de-Crotenay ont utilisé ce passage probablement corrompu: « …il ( Hercule) se mit à la tête de son armée et pénétra dans la Celtique…Comme son armée se composait de volontaires accourus de toutes les nations, il fonda une ville qu’il appela Alésia, nom tiré des longues courses de ses troupes…Cette ville est jusqu’à nos jours en honneur parmi les Celtes, qui la regardent comme le foyer (estia) et la métropole (mètropolis) de toute la Celtique » (10). Diodore semble reprendre un mythe de fondation d’origine grecque, puis confond l’Alesia d’Alise-Sainte-Reine avec une ville de même nom. L’auteur en fait pourtant une estia et une metropolis. Dans le contexte grec, estia désignait le foyer de l’autel d’Apollon à Delphes, lequel marquait, on l’a vu, le centre de la Grèce. Quant au terme metropolis, son sens premier est «ville mère» et les Grecs partis fonder des colonies l’utilisaient pour leur cité d’origine (11). Comment expliquer la confusion avec l’Alesia de Vercingétorix ? La fondation d’Hercule pourrait avoir porté un surnom, tiré d’alesa qui signiXiait « rocher/ escarpement » (12). Alors, un lieu sacré marqué par un rocher, comme en Irlande ? La clé à ce passage corrompu se trouve probablement chez Tite-Live , V, 34. Il raconte comment, plusieurs siècles auparavant, alors que les Bituriges étaient la tribu la plus puissante de Celtie, leur roi Ambigatus envoya à l’extérieur les populations que leur territoire ne pouvait nourrir. Un de ces groupes arriva en Italie, et y fonda Mediolanum , dont nous venons de voir que le nom signi- Xie « plein milieu ». Or, il existait chez les Bituriges une ville du même nom , qu’on place généralement à Châteaumeillant. On pourrait donc identiXier la ville fondée par Hercule avec le Mediolanum des Bituriges. Le fait que ces derniers aient été à l’origine de migrations pourrait du coup expliquer les titres de « métropole » et de « foyer ». Dans le cas où le centre symbolique du territoire biturige aurait aussi porté le surnom d’Alesia, « rocher », une autre pièce
du puzzle pourrait retrouver sa place, avec un rocher marquant ce centre, à l’instar de ce qui se passe en Irlande. Bien sûr, ce n’est qu’une hypothèse. Les dieux liés à un centre - On appelle « dieux topiques », des divinités liée à un lieu particulier, un Xleuve, une montagne. On peut donc supposer que ces centres symboliques du monde avaient aussi leurs dieux propres. X. Delamarre en a dressé une petite liste : - Nabelcus Mars à Carpentras - Nabia (dea) en Espagne et en Lusitanie - Cenabionae (deae) en Rhétie non loin de Kempten, - Cnabetius Mars de Belgique - Mars Cenab(etius), à Wiesloch (13). Et dans la vallée du Rhin ? Appliquons à présent cette problématique à notre région. On est en droit de supposer que de tels centres symboliques y ont également existé, avec leurs dieux topiques, peut-être aussi leurs sanctuaires. De manière générale, la littérature gréco-latine nous laisse sur notre faim quant à l’histoire antique du Rhin supérieur. Pourtant, au milieu de ce quasi-désert documentaire, il subsiste quelques indices, notamment dans les noms des dieux et des peuples. Diana Abnoba - Le plus explicite se trouve dans la Forêt-Noire. Le nom antique du massif était Mons Abnoba et l’on y a trouvé une stèle en l’honneur de Diana Abnoba. Sa latinisation par les Romains en Diane fait penser à une ancienne divinité celtique en relation avec la fécondité des animaux sauvages. X. Delamarre explique le toponyme par « lieu de la déesse proche de l’omphalos » (14). L’archéologie n’a pas, pour le moment, localisé de lieu de culte.
Mediomatrici - Au moment où les Romains arrivent sur le Rhin, en 58 avant notre ère, une puissante tribu, les Médiomatrici occupe en écharpe la Moselle et la Basse-Alsace. Leur nom celtique devait être *Mediamateracoi, « ceux proches des mères du milieu » (15). Cet ethnonyme se segmente en media, « milieu », matera, « mère » et –acos, sufXixe localisant « près de ». Pour X. Delamarre, les Médiomatriques, comme les autres Celtes, voyaient le monde comme un arbre, dont la canopée (albio) était le monde du divin, les racines (dubno) plongeaient dans le monde d’en bas, le tronc (media, dru) était le monde des hommes. Ce dernier était présidé par des déesses (16). Noémie Beck a montré qu’en Gaule et en Bretagne, les noms de divinités sont souvent liés à des groupes humains. Elle cite les Matres Treverae, (Mères des Trévires), les Matres Remae (Mères des Rèmes) , les Matres Senonum (Mères des Sénons), une Diana Mattiaca (Diane des Mattiaques), et conclut qu’il s’agissait de divinités vénérées par une collectivité, qui en attendait une protection. Dans cette catégorie, les Matres Mediotautehae de Cologne ont ceci de particulier que leur un nom fait d’elles les mères d’un « Peuple du Milieu » (celtique *Medio-toutica) » (17). Les Médiomatriques possédaient-ils sur leur territoire un lieu où l’on vénérait une ou plusieurs de ces divinités ? Si l’on suit X. Delamarre, ce lieu serait « le point où passe l’Axe du Monde, un centre religieux ou politique rayonnant horizontalement sur les provinces alentour » (18). Il faut alors se tourner vers l’archéologie. Le territoire des Médiomatriques a été étudié par C. Feliu sur la base de la distribution des monnaies et des oppida, en utilisant la méthode des polygones de Thiessen (20). Dans lequel de ces polygones faudrait-il placer le centre symbolique de la tribu ? Et si on parvient à le localiser, quelles traces d’activité peut-on espérer y trouver ? Un rocher ? Une enceinte sacrée ? Des offrandes ? Des restes de banquets ?
Les subdivisions du territoire médiomatrique selon C. Feliu Le Donon C’est le premier emplacement qui vient à l’esprit. Le Donon occupe le sommet d’un relief au nord-ouest du mont Sainte Odile. Cet endroit a fonctionné à l’époque romaine - et sans doute avant - comme lieu de culte. Le sanctuaire s’organisait le long d’un chemin aboutissant au rocher sommital qui aujourd’hui porte un temple bien connu des touristes. Cet itinéraire était jalonné de colonnes portant un « Jupiter cavalier à l’anguipède », terrassant un être mi-humain, mi-reptilien. Il y avait également plusieurs bâtiments rectangulaires, une citerne, et un ancien temple rond en bois (20). D’autres divinités masculines avaient été représentées. Parmi elles, on peut reconnaître Cernunnos, Vosegus et Mercure (20). Il s’agit de versions romanisées, et l’opinion actuellement dominante interdirait d’y voir des objets de culte, puisque les Gaulois
ne représentaient pas leurs dieux. Cette communis opinio repose en fait sur des textes antiques peu solides (21). On peut ici objecter qu’on ne sait pas vraiment à quoi pouvait ressembler concrètement un « centre du monde » chez les Celtes, et que certains éléments comme le Jupiter cavalier sont des apports romains. Resterait l’emplacement du sanctuaire, la citerne et l’édiXice circulaire en bois… Le rocher de Saint Jacques: un autre omphalos local ? Non loin de Niedermünster, au pied du Mont Sainte Odile, on peut voir les ruines d’une chapelle à Saint Jacques. Au XII° siècle, Edelinde de Landsberg relève l’Abbaye du Bas. Elle décide aussi d’élever une chapelle romane. Or, elle contient deux blocs de porphyre, que les constructeurs de la chapelle curieusement, n’ont pas pris la peine de détruire. On leur a donné le nom de « rocher du chameau » en raison d’une tradition selon laquelle un chameau aurait transporté jusqu’à l’abbaye voisine des reliques de la Vraie Croix (22). Il s’agit probablement d’un vestige préchrétien que l’abbesse a voulu christianiser. Elle aurait pu faire raser ces gros cailloux ou les noyer dans la construction. Elle a en fait appliqué la méthode suivante: laisser en place l’objet de la vénération ancienne, aXin qu’il attire les tenants de la religion locale, tout en l’englobant dans un lieu où règnerait désormais un contexte chrétien (23).
Le rocher du chameau, dans la chapelle Saint Jacques. Derrière le parcours apparemment erratique du chameau, on devine une opération bien ciblée, qui rappelle ce qui s’est passé pour l’Ourse d’Andlau (24). Peut-on franchir le pas et voir dans ces rochers un ancien omphalos, à l’image de celui de Delphes, ou mieux, de celui de l’Irlande ? La prudence, évidemment, s’impose, là encore. Ce modeste billet en forme de divagation n’a pas d’autre ambition que d’ouvrir des pistes dans le domaine de la toponymie sacrée. Il n’y a aucune raison pour que le Rhin supérieur n’ait pas connu de géographie symbolique. Resterait à en préciser le contenu, au du moins ce qui a survécu au passage du temps. Mais qui aura la curiosité de se hasarder dans ce registre ? Pierre Jacob Notes (1) Voir notre chronique: « Noms de lieux celtiques entre Vosges et Rhin ». (2) J. « Les toponymes d’origine gauloise à sens sacré… », LACROIX, Actes des colloques de la société française d’onomastique,
Année 2004, 11, p. 159-176. Un dieu topique est un dieu lié à un endroit particulier. Du grec topos, « lieu ». (3) Wikipedia, « omphalos ». (4) Voir APOLLODORE, Bibliothèque, I, 4,5. Ce mythe symbolise aussi la naissance de l’Histoire. Le nom Cronos signiXie « temps ». Son déroulement fait naître des souvenirs (ses Xils), mais il les engloutit aussi par l’oubli. Pour lutter contre cet oubli, on pose des pierres dans le paysage. , « Le Mundus et le Comitium: représentations (5) M.HUMM symboliques de l’espace de la Cité », Histoire urbaine, 2004/2, p. 43-61. (6) Sur l’Irlande, , « L’omphalos chez les Celtes », Revue des J. LOTH Etudes anciennes, 1915, 17-3, p. 193-206 ( p. 197 suiv.). (7) X.DELAMARRE: Dictionnaire de langue gauloise, 2003, art. « mediolanon », p. 220 suiv. et « nemeton », p. 232 suiv. (8) CESAR, De Bello Gallico, VI, 8: Certo anni tempore in Minibus Carnutum, quae regio totius Galliae media habetur, considunt in loco consecrato (9) X.DELAMARRE, « Notes d’onomastique gaulois, 1. Cenabum, l’ « omphalos », Etudes celtiques, 60 ; academia.edu. ; « Notes d’onomastique gauloise », Etudes celtiques, vol. 40, 2014, p. 41-52. (10)DIODORE, IV, 19. Nous n’entrerons pas dans la polémique concernant la localisation de l’Alesia qui a vu la défaite de Vercingétorix. (11) Sur hestia: J. DESAUTELS, Dieux et mythes de la Grèce ancienne, La mythologie gréco-romaine, 2005, vol. 10. p. 263 suiv. Sur métropolis: BAILLY, Dictionnaire grec-français, 1950, art. « Mètropolis »p. 1280. (12) X. DELAMARRE, Dictionnaire de langue gauloise, art. « alisia », p. 38-39. (13) X. DELAMARRE, Cenabum…, p. 44. A signaler que l’inscription à Mars Cnabetius a été trouvée dans un sanctuaire de pélerinage des Trévires. D. BURGER, « Der Gallo-römische Umgangstempel ‘auf dem Spätzrech’ bei Schwarzenbach (LKR. St Wendel) im Saarland », Archäologisches Korrespondenzblatt, 42, 2012, p. 225-
(14) X. DELAMARRE, Cenabum, l’omphalos. p. 44-45. Sur les occurences de ce théonyme, voir sur internet: Arbre celtique, rubrique : « Abnoba ». (15) X. DELAMARRE, Dictionnaire…, art. « medios », p.221. (16) , « La structuration verticale de l’espace chez les X.DELAMARRE anciens Celtes et les déesses rhénanes Matronae Andruteihae », Théonymie celtique, Cultes, Interpretatio, , FERCAN Paris 2010, p. 97 – 99. (17) Voir l’article très complet de , « Goddesses in Celtic N.BECK Religion », https://brewminate.com/goddesses-in-celticreligion-the-matres-and-matronae/. N.BECK, « Celtic Divine Names Related to Gaulish and British Population Groups », Mitteilungen der prähistorischen Kommission, Bd 79, p. 51-73 (18) X. DELAMARRE, Cenabum..p. 42. (19) C. FELIU, Leuques et Médiomatriques à la Tène moyenne et Minale, 2011, Thèse pour obtenir le grade de Docteur de l’Université, Vol. 1, p. 255. (20) Wikipedia , « Donon » s’étend sur les aspects géologiques du lieu mais passe rapidement sur l’histoire. B. SCHNITZLER, Cinq siècles de présence romaine en Alsace, 1996, p. 80-83: « Un grand sanctuaire confédéral, le Donon ». , « Huius sunt plurima simulacra: l’absence de (21) MATHIEU POUX statues de culte dans les sanctuaires gaulois » », Actes du Colloque de l’AFEAF, Dôle, Mai, 2017, p. 221-233. Sur le rôle du Donon : E. LINCKENHELD, « Une frontière romaine étudiée sur le terrain. les limites de la Belgica et de la Germania en Lorraine », Revue des Etudes Anciennes, Année 1932, p. 265-287.C. FELIU, op. cit. p. 244-245. (22) La légende veut que cette relique ait été offerte à Charlemagne par l’empereur de Byzance en 799. Elle aurait été remise à Hugues, duc de Bourgogne. Selon une autre version, la chapelle aurait été construite par 5 chevaliers qui auraient accompagné le chameau et auraient décidé de vivre là en ermites. M. Th. FISCHER, Pélerinages et piété populaire en Alsace, Strasbourg, 2003, p. 214-215.
(23) Cette méthode est décrite dans une missive du Pape Grégoire le Grand à un évêque anglais. Elle est connue sous le nom de « Lettre à Mellitus ». Nous en donnons la traduction dans notre chronique « L’Ourse d’Andlau ». (24) Voir la même chronique. Sur le rocher lui-même, voir le site internet: Autour du Mont Sainte Odile, rubrique : « Les petites soeurs de Niedermunster ». L’abbaye de Niedermünster elle aussi semble avoir eu comme but de christianiser un lieu de culte, cette fois germanique. Voir notre chronique : « Les tilleuls de Sainte Odile ». Un omphalos moderne: le centre de la France, devant Notre-Dame de Paris. Source: Wikipedia